Je dois dire que j'admire (le mot est peut-être un peu fort) les gens qui assument ce qu'ils sont, ce qu'ils font. Dans le sens de regarder en face les conséquences de leurs actes et de ne pas surenchérir avec diverses réactions comme notamment la culpabilité. J'en tiens d'ailleurs une bonne couche. Par exemple hier je suis allée à l'anniv de la copine de mon père où je connaissais vaguement 2/3 invités sur une vingtaine. En fait dès le début je culpabilisais de diverses choses comme de ne pas avoir apporter à manger, ne pas avoir apporter un cadeau (n'importe quoi, alors qu'une semaine avant j'avais apporté un bon gâteau et un bégonia, mais le bégonia je ne le trouvais pas superbe), ne pas être super emballée à l'idée de la fête. Donc j'ai voulu me rendre utile assez rapidement (bon j'aime bien ça aussi) - Oulala les idées se bousculent dans ma tête, ça va mal finir ce post...- Et j'ai donc passé beaucoup de temps en cuisine à faire une sorte de dessert avec mon père et à faire la vaisselle. Il faut dire aussi que ça m'arrangeait bien aussi de ne pas passer trop de temps avec tous ces gens qui n'avaient pas l'air de mauvais bougres, mais bon... Alors je dois dire aussi que je culpabilise aussi de juger tous ces pauvres hères dont je ne vaux guère plus. Bref, je pourrai continuer à faire une longue liste comme ça.
En fait c'est pratique cette culpabilité, comme ça on n'a pas à observer qu'en est-il vraiment. Observer comment se débrouillent les autres gens par exemple. On n'a pas non plus à essayer de comprendre ce qu'on voudrait réellement au fond. C'est assez évident que moi je cherche à plaire, à faire en sorte que les gens trouvent (enfin, ils le disent, mais qu'en-est-il au fond ?) que je suis qqun de formidable et ça marche d'ailleurs. Le problème c'est que maintenant ils vont se dire qu'ils devraient plus souvent me convier à leurs fêtes. Heureusement ça ne sera pas possible les prochaines fois. Donc voilà, j'arrive à mes fins et ?... me voilà bien avec mon paquet de culpabilité toute seule dans ma chambre. 
Le soucis c'est que je m'emmêle un peu les pinceaux. Si je fais le ménage, la cuisine chez moi est-ce parce que j'aime ça ou parce que je culpabilise ? pareil si je fais un joli dessin à un proche... y a un peu des 2 pour le dessin, pour le ménage, ça peut être à défaut d'autre chose...

Bref, ça s'embrouille un peu dans ma tête alors je vais m'arrêter là et reprendre une autre fois. Je ne suis pas sûre que toutes ces réflexions me soient très utiles au final.

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